Ici Geoffrey aux commandes de la soucoupe graphique d’Owni pour un nouveau numéro de “Vendredi c’est Graphism” !. Au programme cette semaine, moustache typographique, de l’art avec Google Documents, des bonnes résolutions mais aussi de la musique dans des puces RFID, de l’alphabet Zombie et de la bande dessinée :-) Bon vendredi et bonne lecture :-) !
Allez, on commence notre revue de la semaine avec LE générateur qui a fait pas mal parler de lui sur internet :-) Il s’agit de TypoSchnauz, un générateur de moustache typographique ! Et ce, à partir d’une photo, tout simplement ! Le résultat sera donc parfait pour les fans d’accolade, de moustache et de graphisme. On remercie donc Namics son créateur et je vous invite à uploader une photo (ou à vous prendre en photo avec votre webcam) et à placer finement votre petite moustache au bon endroit. Je me suis prêté au jeu, et oui, je sais, on dirait un mafieu mexicain :-p
Les geeks passionnés d’images s’en sont donnés à coeur joie aussi cette semaine avec la meilleure présentation jamais réalisée sur Google doc par Tu+, Namroc, et Metcalf ! L’idée est très maline et ces trois talentueuses personnes ont ainsi réalisé un mix entre un dessin animé et une présentation de type « PowerPoint ». Je vous laisse regarder, le tout est plutôt bien mis en scène !
Cliquer ici pour voir la vidéo.
“This year, I will try not to”, ou en français, “Cette année, j’essayerai de ne pas…” est un petit recueil de bonnes résolutions destiné aux graphistes :-) En effet, beaucoup de designers graphiques sont séduits par les tendances du design. Elles sont faciles à s’approprier, et encore plus facile à imiter. Le défi consiste donc à innover, tout simplement :-) Cet ouvrage a donc pour but d’identifier et de documenter les tendances les plus communes et d’essayer de les éviter :-) Un travail intelligent et critique signé Scott Elliott et Christopher Doyle.
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Toujours cette semaine, on a pu apprécier le “c60 Player” signé par l’agence IDEO de Boston. L’équipe a tâché d’ajouter de la “physicalité” à l’expérience de la musique numérique comme on en écoute tous les jours. L’idée est donc simple et l’on peut ainsi écouter de la musique en place des cartes aux allures de cassettes audio, sur lesquelles il y a des puces RFID pour jouer telle ou telle piste. Simple, un peu rétro aussi et… convivial ? :-)
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Allez, on enchaîne toujours cette semaine avec la superbe affiche sous forme d’un abécédaire un peu spécial signé Matthieu Brajot. Cet artiste a ainsi dessiné une affiche spéciale zombies ! Pratique donc pour offrir à son enfant en âge d’apprendre l’alphabet histoire de voir sa réaction. On appréciera au passage le minimalisme de l’affiche, son humour également sans oublier toutes les références absolues à l’univers des zombies ! À réserver aux plus grands fans donc :-)
Je vous parle de temps en temps des aventures de Daito Manabe (ou là!) et de ses expérimentations électronico-corporelles. Daito Manabe réalise des systèmes interactifs avec des capteurs myoélectriques et il a ainsi fait évolué un de ses projets de telle sorte qu’il puisse utiliser sa peau comme une batterie. C’est une « simple expérimentation » mais il nous montre ainsi certaines possibilités que la peau peut avoir lorsqu’on parle d’interface et d’interaction :
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Et pour finir notre revue de la semaine en beauté, je vous propose un WTF très d’actualité, il s’agit de l’affaire Wikileaks expliquée en bande dessinée ! C’est en anglais mais ça se lit plutôt simplement et on appréciera notamment le look de nos chers gouvernants mondiaux.
Allez, je vous souhaite un bon week-end, je vais normalement me reposer et partir un peu en vacances, je vous donne donc peut-être rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles aventures graphiques, visuelles et imaginatives ! Restez connectés et n’oubliez pas “vos bonnes résolutions de graphistes” ;-)
]]>Jusqu’en 2005 la problématique pour une marque sur Internet était simple. Comment les fonctionnalités interactives vont :
Les sites web ont changé
Le développement de médias de conversation est un eldorado pour les marques à beaucoup d’égards :
Mais l’analyse simple des mécaniques de réseau qui se développent sur les médias de conversations comme Twitter ou Facebook devrait nous confirmer ce que nous savons déjà :
En d’autres termes, utiliser les médias sociaux avec un objectif strictement commercial est une aberration dans l’appréhension de l’outil et de sa finalité.
On pourrait formuler de nombreuses exceptions avec l’économie qui se développe sur Facebook, notamment par l’intermédiaire de pages fan.
MAIS une conversation n’engendre pas un acte d’achat ! Une conversation a pour issue une relation.
Retournez le problème dans tous les sens, si je rentre en conversation avec une marque, un community manager, un logo ou une pub, en aucun cas je ne me propose de passer à un acte d’achat.
Au mieux j’ai une attitude ludique vis a vis de la marque, et je participe à la diffusion virale d’un message.
Non. Ce ne sont pas les conversations qui transformeront des visiteurs en clients.
Ce qui transforme un visiteur en client, c’est un bénéfice. Qu’il prenne la forme d’une promotion, réelle ou perçue, ou d’une simple commodité comme la vente à distance.
Promotion ou VAD
Les marques n’auraient-elles pas leur place sur les médias sociaux ?
Bien sur que si. Mais pas dans la forme qui pourrait être évidente a priori.
L’enjeu n’est pas pour les marques de prendre part à des milliers de conversations avec des batteries de community manager. La bataille se situe ailleurs.
Prenons les 2 exemples des réseaux stars, nous verrons que les marques y ont toute leur place
On voit bien dans ce dernier exemple que la diffusion par les utilisateurs correspond à la validation d’un bénéfice perçu.
Pardon pour les confrères de Twitter ou Facebook, ces réseaux parlent simplement à plus de monde, ces constats valent aussi pour vous.
Tweete ta promo
Vous voulez entrer en conversation ? Gardez ça pour le CRM.
Avec 145 millions d’utilisateurs d’un coté et 500 millions de l’autre pour Twitter et Facebook, quel est l’enjeu de ces milliards de conversations qui se tiennent chaque jour ?
Ce que j’appellerai la matérialisation.
Il convient pour une marque de se poser la question en ces termes :
comment transformer une interaction en occasion de business, en bénéfice perçu par l’utilisateur ?
Et à moins que votre business model ne repose sur une vente à distance, pour laquelle le web est un outil idéal, la transformation d’une interaction en occasion de vente passera toujours par LE LIEU où se trouve votre client, ou en l’occurrence l’utilisateur des médias sociaux.
L’outil de matérialisation serait donc géo-localisé.
Nous venons ici de tracer quelques contours qui aboutissent à un regard très différent sur la publicité gigantesque sur Timesquare d’un nouvel entrant nommé Foursquare dont la particularité est de proposer deux expériences majeures dans l’adoption des médias sociaux : le jeu, et donc la localisation.
Pendant que Google et Apple s’écharpent sur un marché très juteux lui aussi par ailleurs, celui de la musique. Facebook se positionne clairement sur un marché qui présente un potentiel au moins aussi grand : la base de données d’entreprises locales.
Le principal acteur du secteur en dehors de la France ? Google, bien justement.
Facebook Places est le premier pion, bien discret, dans une offensive massive contre la puissance incontestable de l’outil Google maps.
Une fois cet enjeu définit, essayons d’explorer quelques manières de transformer une interaction en expérience de marque réelle et locale :
Dans tous les cas, ces moyens ne pourront être validés que si un bénéfice est perçu par les utilisateurs. Dans tous les autres cas les clients ne prendront pas le temps de s’y attarder.
Ce que j’appelle “Matérialisation” correspond ici à la transformation en action physique d’une interaction numérique, notamment sur les réseaux sociaux.
Facebook = Qui ? Enjeu = Où ?
Tout ce que la pub compte de veilleur est maintenant au courant des initiatives de Coca-Cola ou Diesel qui utilisent des ressorts classiques des réseaux sociaux pour interagir avec des clients “IRL“.
L’exemple de Coca-Cola est emblématique: l’utilisation d’une puce RFID permet de mettre a jour automatiquement un statut Facebook.
L’objectif est ici d’associer clairement une expérience ludique à la marque.
Dans tous les autres cas, la puce RFID est un corps étranger dont les internautes n’auront probablement pas besoin.
Ils ont déjà un portable / smartphone pour interagir avec leur environnement.
La puce RFID est un moyen de rendre connectable des objets qui ne le sont pas à priori, ce qui n’est pas le cas des homo sapiens sapiens des pays développés puisqu’ils ont un portable GPS.
En conséquence, pensez à tous les objets dans lesquels vous pouvez introduire une puce RFID (pas là bande de cochons) et vous aurez devant vous un média potentiel qui agit sur Facebook en même temps que son utilisateur.
Intéressante perspective pour un marketeux …
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Les formats sont en constante évolution, mais ils sont toujours assujettis au média qui les transporte.
Le QR Code est en effet un objet publicitaire qui est par nature géolocalisé. Il se trouve sur un support 2D, donc une pub si ce support est exploité par une marque. Cette pub ce trouve elle-même sur un média acheté ou possédé par la marque.
En proposant un QR Code dans un format publicitaire, une marque a la possibilité de faire le chemin inverse d’une puce RFID :
De la même manière, il est intéressant de se poser la question : comment un QR code peut proposer une expérience innovante ? Car il est bien évident qu’il peut être générateur de bien d’autres choses qu’un simple lien vers un site web ou une pub YouTube, quant on voit le nombre d’applis présentes maintenant sur un smartphone.
Si votre réponse contenait Twitter ou Facebook, il est probable que vous soyez sur une voie intéressante.
J’ai déjà exprimé pourquoi la réalité augmentée est en réalité un outil de localisation.
La réalité augmentée est une expérience qui dépend du lieu de son utilisateur, que l’interface soir sur un lieu de vente ou sur un mobile, c’est donc clairement une technologie liée à la géolocalisation.
De la même manière, il convient pour une marque d’envisager comment cet outil, notamment sur un portable, peut inter-agir avec le social graph de son utilisateur, que ce soit sur facebook ou ailleurs.
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Vous pouvez vous demander ce que le statut, si simple en apparence, viens faire au milieu de technologies si avancées. Et vous avez bien raison.
Je considère que le statut est celui qui a le plus de potentiel de matérialisation :
Ne nous y trompons pas, le check-in de foursquare est bien un statut. Il est simplement localisé et associé à un emplacement plutôt qu’à une position lat./long.
Mais il reste l’expression d’un statut. Tout comme le fait d’aimer un objet social avec facebook.
N’ai-je pas introduit ce billet en arguant que les conversations ne généraient pas des clients ? Pas exactement. Pas si elles sont géo-localisées. Pas si elles donnent accès à un bénéfice.
Associez une promotion à un statut localisé, vous aurez une occasion de vente.
Et c’est précisément ici qu’entre en ligne de compte un acteur qui est LA rising star de l’année : Groupon.
Groupon offre des promotions dans votre ville.
On ne peut pas plus simple. On ne peut pas plus efficace.
Imaginons un instant que Groupon se paye Foursquare.
Ça aurait de la gueule. Et Facebook pourrait se faire du souci. Mais je pense que Facebook s’y prépare.
Je sais pas vous mais je sens qu’on va bien s’amuser.
Références:
> Article initialement publié sur Narominded.com
> Illustration FlickR CC : Will Lion
]]>Objets connectés, communicants voire même “bavards” ? L’Internet des Objets, qui appartenait hier à la science-fiction, s’apprête à envahir nos foyers. Sa promesse ? “Ce que fait une page Internet, une chaussure pourra le faire“, résumait Rafi Haladijan, pionnier de l’Internet et de l’Internet des Objets avec ses célèbres lapins communicants “Nabaztag”.
La formule a le mérite de la clarté, face un concept relativement déroutant. Nombre de nos concitoyens se perdent ainsi entre les termes – “RFID”, “domotique”, “intelligence ambiante”… kézaco ? – et les horizons infinies de cette “nouvelle ère informatique“. Le service IJENKO exploitant les nouvelles possibilités offertes par ces objets communicants, nous nous proposons de faire le point avec cette “introduction à l’Internet des Objets”.
Comment ça marche ?
Comme son nom l’indique, l’Internet des Objets représente l’extension naturelle du cyberespace de l’Internet dans l’espace physique de notre quotidien : objets, lieux, arbres ou animaux… et peut-être un jour individus. Les définitions restent toutefois assez variables, et même les plus connaisseurs se perdent dans ce “flou artistique“. Le rapport “Internet des Objets : quels enjeux pour les Européens ?“, propose une définition claire et synthétique. L’Internet des Objets décrirait ainsi “un réseau de réseaux permettant, via des systèmes d’identification électronique […] et des dispositifs mobiles sans fil, d’identifier […] des objets physiques et ainsi de pouvoir récupérer, stocker, transférer et traiter, sans discontinuité entre les mondes physiques et virtuels, les données s’y rattachant“.
… Et en plus clair, c’est possible ?
Plusieurs notions méritent d’être explicitées :
- Par “systèmes d’identification électroniques” et “dispositifs mobiles sans fil“, le rapport fait référence à la multiplication attendue de “code-barres” d’un nouveau genre, qui équiperont les objets et les rendront communicants. Les plus connus sont les technologies de radio-identification (RFID pour Radio Frequency IDentification) ou de communication en champ proche (Nearfield communication), les réseaux bluetooth et wifi, mais aussi les codes QR (des code-barres 2D recélant suffisamment d’informations pour ouvrir une page Internet, par exemple), et bien d’autres qui émergeront dans les prochaines années.
- Chaque objet ainsi “tagué” par une puce ou un code-barre pourra être lu grâce aux appareils adéquats : téléphones mobiles compatibles, lecteurs RFID domestiques (tel que le Mir:ror connecté au port USB d’un ordinateur), etc. Il suffit ainsi de passer le lecteur adéquat à proximité d’un objet pucé pour ouvrir une page Internet, télécharger des données ou lancer une application préalablement définie.
- L’Internet des Objets ne se résume évidemment pas à ce jeu de puces et de “tags”. Les objets communicants peuvent ainsi être reliés, par le réseau filaire ou non, à une box connectée à l’Internet. C’est notamment le pari de la box IJENKO, qui agrège les consommations énergétiques de tous les appareils connectés par un réseau de capteurs.
Soulignons enfin, dans la définition mentionnée plus haut, l’importance donnée… aux données. A l’heure où la donnée est au coeur de tous les enjeux (web des données et web² proposé par O’Reilly…), celle produite ou enregistrée par les objets communicants est évidemment le point de convergence des acteurs du marché.
Quelles perspectives pour l’Internet des Objets ?
C’est en effet cette compétence à faire naviguer de la donnée entre les objets et la Toile qui donne tout son intérêt à l’Internet des Objets. Les usages envisagés sont multiples (infinis ?). Livrons nous à un petit exercice de prospective. Imaginez un monde où chaque objet serait “cliquable”… Votre grille-pain pourrait imprimer le bulletin météo du jour ; un article de journal serait “augmenté” d’un reportage à visionner sur YouTube ; vous pourriez laisser des commentaires sur une photographie, que votre famille pourrait consulter ultérieurement ; ou encore programmer à distance l’ensemble de vos appareils électroménagers ; etc. Des perspectives dont beaucoup rêvent depuis longtemps…
Ces initiatives prometteuses existent depuis quelques temps : Touchatag d’Alcatel-Lucent ou le Mir:ror évoqué plus haut avaient été dévoilés en 2008, avec l’ambition déjà de démocratiser les RFID. Force est de constater que ces usages n’ont pas trouvé l’audience espérée. Il est nécessaire de s’interroger sur ce “retard à l’allumage”.
Vers un Internet des Objets “utile”
D’aucuns ont pointé du doigt l’écart entre les perspectives proposées par ces innovations et les attentes concrètes du public. Il est sympathique de lire les actualités sur la Toile en passant simplement sa tasse à café “pucée” sur un lecteur RFID, comme le proposait par exemple le Mir:ror ; mais cela correspond-il réellement à la réalité du petit déjeuner des ménages ? L’Internet des Objets se serait-il égaré dans ses rêves de science-fiction ?
L’Internet des Objets appelle une vision et des perspectives plus utiles que la simple dimension “gadget” qui reste malheureusement souvent mise en avant. Le “web napperon” propose par exemple de mettre à profit les puces RFID pour favoriser les interactions inter-générationnelles. Une personne âgée pourra ainsi aisément consulter les photos et vidéos de ses petits enfants, sans passer par l’interface complexe d’un ordinateur. Un bel usage social – et l’on rappellera que la dimension “sociale” fait partie intégrante du développement durable, aux côtés des dimensions environnementales et économiques.
Il se dévoile, derrière cet exemple, une voie d’innovation qui conduira certainement l’Internet des Objets vers un usage massifié : celle d’un Internet des Objets au service du “développement durable numérique“, comme le soulignait François Denieul en introduction d’une émission prochainement diffusée sur TechTocTV et à laquelle participait Serge Subiron.
Serge parlait aussi “d’Internet des Objets utile“ sur le plateau des DécideursTV. “Utile” ? Evidemment, s’il permet par exemple d’optimiser ses consommations énergétiques… et donc non seulement de réduire sa facture personnelle, mais aussi de permettre aux fournisseurs électriques de mieux gérer les consommations globales du réseau. Cette voie du durable, qui s’ouvre avec les “compteurs intelligents” et d’autres usages sur lesquels nous reviendrons dans de prochains billets, s’annonce incontournable.
]]>Billet initialement publié sur le blog d’IJENKO
Photo Filippo Vancini (MuCEM) sur Flickr : le web napperon évoqué dans le papier, présenté dans le slideshare ci-dessous.